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3 (1780)
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192
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îcjl H I S T O IRE

fur leau. Il paffia entre les deux lignes, 8c effiiyd;pendant ce temps tout le feu de nos vaifleaux & deceux de lennemi. Il fit la revue de tous, fans quily en eût aucun qui voulut fecourir; au contraire,sécant approché dune chaloupe, & ayant prié lesMatelots de le recevoir, ils le chargèrent à coupsdaviron, & lun deux lui enfonça prefque lefto-mac. On le croyoit Anglois, parce quil avoir lescheveux blonds. Enfin, après que plusieurs chalou-pes lui eurent palïe fur le corps, lorfque lexcès dela laffitude le laifloit fans efpérance, il fut reçudans celle du Chevalier de Rofmadec, & embar-qué dans fon vailfeau comme Anglois, fans y êtrereconnu daucun Officier ni daucun Garde-Marine.On lui parla lAnglois quil nentendoit pas ; &comme il demeura trois heures fans rien dire ^parce quil avoit perdu la connoifiance, les Mate-lots prétendirent que cétoit un Huguenot qui nevouloit pas répondre de peur de fe convertir ( Mém,du temps ).

La bataille de la Hogue fut le plus beau jourde triomphe du Marquis de Coetlogon. Il y mon-tra ces généreux fentimens de lamitié qui ravilfentun cœur fenfible. Il commandoit une des divifionsde larriere-garde , qui fe trouva fans occupation,après que les vingt-fix vailfeaux, qui étoient à lapourfuite de M. de Pannetier eurent été fe joindre