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fur l’eau. Il paffia entre les deux lignes, 8c effiiyd;pendant ce temps tout le feu de nos vaifleaux & deceux de l’ennemi. Il fit la revue de tous, fans qu’ily en eût aucun qui voulut lé fecourir; au contraire,s’écant approché d’une chaloupe, & ayant prié lesMatelots de le recevoir, ils le chargèrent à coupsd’aviron, & l’un d’eux lui enfonça prefque l’efto-mac. On le croyoit Anglois, parce qu’il avoir lescheveux blonds. Enfin, après que plusieurs chalou-pes lui eurent palïe fur le corps, lorfque l’excès dela laffitude le laifloit fans efpérance, il fut reçudans celle du Chevalier de Rofmadec, & embar-qué dans fon vailfeau comme Anglois, fans y êtrereconnu d’aucun Officier ni d’aucun Garde-Marine.On lui parla l’Anglois qu’il n’entendoit pas ; &comme il demeura trois heures fans rien dire ^parce qu’il avoit perdu la connoifiance, les Mate-lots prétendirent que c’étoit un Huguenot qui nevouloit pas répondre de peur de fe convertir ( Mém,du temps ).
La bataille de la Hogue fut le plus beau jourde triomphe du Marquis de Coetlogon. Il y mon-tra ces généreux fentimens de l’amitié qui ravilfentun cœur fenfible. Il commandoit une des divifionsde l’arriere-garde , qui fe trouva fans occupation,après que les vingt-fix vailfeaux, qui étoient à lapourfuite de M. de Pannetier eurent été fe joindre