I? 4 Histoire
péter à toute l’armée que le Comte de Tourville
lui devoit fon falut.
Après de fi belles pétions, on éprouve une ef-péce de dégoût à raconter celles qui n’annoncentque du courage. On ne fera plus furpris qu’à la dé-route de la Flotte de Smyrne, M. de Coetlogon aitété brûler quatre navires richement chargés, & enait enlevé treize autres fous le feu du vieux Gibral-tar. Mais on ne peut s’empêcher d’admirer foncourage & fon intelligence dans l’art des combats ;lorfqu’on le voit, croifant à la hauteur de Lisbonneavec cinq vaiffeaux de guerre, attaquer une FlotteAngloife & Hollandoife, efcortée par cinq vaif-feauxdeligne.il s’attacha d’abordà ceux-ci ,&aprèsun combat fort opiniâtre pendant quatre heures, ilen prit quatre à l’abordagee & coula le cinquièmeà fond. La Flotte marchande profitant de la lon-gueur du combat, alla fe réfugier dans les diversPorts de Portugal : une douzaine feulement tombadans les mains de M. de Coetlogon. Ce fut partoutes ces actions & plufieurs autres moins éclatan-tes, mais où brillèrent fa valeur & fa capacité,qu’il fe fit la réputation d’un des meilleurs Géné-raux de Marine, & qu’il parvint à la dignité deVice-Amiral de France