9 S Histoire
nante valeur & de la plus grande capacité. L’in-*’confiance 8c les irrégularités de 1’élement, quiavoit été témoin de leurs actions, empêchèrentqu’ils n’en recueillifTent les fruits. Durant l’action ,ils fuppléerent au nombre par leur intelligence 8cleur bravoure, tinrent long-temps la viétoire in-certaine. Mais enfin les Alliés, après douze heuresde combat, demeurèrent maîtres du champ debataille.Les François eurent l’avantage de faire coulerun de leurs vaiflèaux à fond , d’en faire fauterun autre, 8c d’en maltraiter fi furieufement deuxdes plus forts, qu’on fut obligé de les remorquerjufqu’aux Ports d’Angleterre j au lieu qu’aucun denos vaiflèaux ne périt dans l’aélion , 8c que tous,malgré l’éloignemeot, auroient pu regagner lesPorts de France. Mais la marée, qui d’abord fa-vorifa la retraite, après le plus beau ralliementpoilible, étant tout-à-coup venue à manquer,M. de Tourvilie n’eut pas le temps de palier leras de Blanchard, où vingt-deux de fes vaiflèauxavoient déjà pénétré. Il fit voile vers la Hogue avecdix navires qui lui reftoient} trois autres prirentla route de la rade de Cherbourg. Cette difperfionforcée caufa notre défaftre. Les Alliés firent troisdétachemens qui pourfuivirent nos vaiflèauxépars. Ceux qui étoient entrés dans le ras deBlanchard, en fe retirant du côté de Saint-Malo,