de l’Ordre de S. Louis. 97les ennemis. Il paroilïoit téméraire de hafarder uncombat contre un ennemi fi fupérieur en forces : Année ispz.d’un autre côté, il étoit périlleux de tenter la re~
•traite en fa préfence. M. de Tourville fit ceffertoute incertitude dans le confeil qu’il alïêmbla, enmontrant les ordres pofitifs qu’il avoit reçus. On11’entendit point une feule réclamation : chacunalla prendre fon pofte & fe préparer au combat.
Depuis les viéfoires de Duquefne dans les mers deSicile , & du Comte d’Eftrées en Amérique , rienne paroifioit impofiible aux François. Us n allèrentpoint à l’ennemi comme des gens que la néceffitéforce à fe battre, mais comme des guerriers sûrsde vaincre. La Flotte des Alliés mit en panne ,pour artendre les François qui s’approchèrent juf-qu’à la portée du piftolet fans tirer un coup de ca-non. Les ennemis ne rirerent pas non plus. Lesdeux armées refterent quelque temps en prefencel’une de l’autre. Ce filence étoit comme un triom»phe pour les François.
Il étoit dix heures du matin, lorfqu’un Capi-taine de vailfeau Hollandois s’impatientant, fit tirerun coup de canon. Ce fut là comme le lignai d’undes plus furieux combats qui fe foient jamais donnés -fur mer, & des plus glorieux pour la France, quoi-que la fuite en ait été fort malheureufe. Tous nosOfficiers y donnèrent des marques de la plus éton-Tome III . G