il Histoire
pies ont leur enfance, comme l’homme chez le-quel la raifon ne fe mûrit que lentement.
Les Croifades furent au moins utiles à infpiretaux François plus de goût pour la mer, & à leurprocurer une Marine qui les empêchât d’être hu^miliés par leurs voifins.
Philippe le Hardi fut en état d’envoyer fur lescotes de Catalogne une Flotte de fix vingts, tantgaleres qu’autres gros vaifièaux, contre Pierre , Roid’Aragon. Elle n’eut pas occafion de livrer de com-bat. Philippe le Bel fon fils étant en guerre avecEdouard III, à l’occafion de quelques Négociansde Normandie qui avoient été infultés par les An-glois , fit palier une armée en Angleterre comman-dée par Jean de Harcourt & Mathieu de Mont-morenci. Ils faccagerent la ville de Douvres.
Philippe de Valois , toujours en guerre avecEdouard , au fujet des prétentions de ce Princefur la Couronne de France, comprit la nécellitéde fe tenir en force fur la mer. Sa première expé-dition contre l’Angleterre rendît ■ Ion armée na-vale pilla & brûla la ville de Soutampton» Maisil fut malheureux à l’Eclufe par l’habileté des An-glois, plus accoutumés aux combats de mer. Labonne ordonnance de leur armée leur procura lavictoire, dit Froiflart, Auteur contemporain, maisfufpect par fon admiration pour les Anglois. Phi-