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3 (1780)
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de lOrdre de S. Louis nde rétablir la Marine : il ne fit que paraître fur letrône.

S. Louis, fon fuccelfeur, ne négligea pas cettepartie de la milice, 8c fe mit en état de-fîfter aux deffeins de Henri III, Roi dAngleterre,fur le Poitou. Il lui oppofa plus de quatre-vingtsvailfeaux , ceft-à-dire, des forces à peu près éga-les à celles des Anglois. Les Croifades occupèrenttour le relie de fon régné. Il fallut des vailfeauxpour paffer à la Terre-Sainte & en Afrique. CePrince en fit conftruire un grand nombre dans fesports, acheta ou emprunta ceux qui lui man-quoient, des Génois & des Vénitiens. La Flottaquil alfembla à Aigues-Mortes fur la fin de fonrégné , devoir être immenfe , puifquelle portafoixante mille hommes. Celle qui fervit à lexpé-dition de Damiette éroit de dix-huit cens vailfeauxtant grands que petits , dit Joinville. Mais cettepuilfance maritime, auffi redoutable que celle desAnglois, nétoit que précaire & momentanée. Pointde magafins pour la rétablir en cas déchec, & fur-tout pôint dOfficiers ni Matelots uniquement def-tinés à cette milice, & qui s'appliquaient à lartde la navigation. Les Pilotes dont on fe fervoit enFrance, étoient la plupart Génois ou Vénitiens.Le préjugé national éloignoit du fervice de merlesperfonnes confidérables par leur nailfance. Les peu-