de i’Ordre de S. Louis; 15lippe prit fa revanche fur les Flamands au Zui-derzée , & peu de temps après fur les Angloiseux-mêmes près de Grenefey. Une chofe qui nefurprendra pas nos Marins, c’eft que les Angloisétoient plus forts que nous de dix vailfeaux, enayant quarante-fix contre trente-fix.
Sous le Roi Jean, fils & fuccelfeur de Philippede Valois, F Anglois s’étant rendu maître de prefquetoutes nos Provinces maritimes , la Marine fut to-talement anéantie.
Charles V, Prince fage & le modèle des Rois,reconquit fes Etats ; & pour les mettre à couvert«l’une nouvelle invafion de la part de fes ennemisnaturels, il fe rendit aulïi redoutable par fes forcesmaritimes, qu’il l’étoit par fes forces de terre. Ilfut vainqueur par-tout où fes ennemis l’obligerentà porter fes armes. Pembrock, commandant uneFlotte Angloife, menaçoitles côtes du Poitou. LesFrançois, joints aux Efpagnols que Henri, Roi deCaftille, envoyoit à Charles, attaquèrent Pembrtdc,1 e firent prifonnier, Sc prirent ou coulèrent à fondtôus fes vailfeaux, malgré les quatre navires dontle Sénéchal de la Rochelle avoit renforcé fa Flotte.Cette viétoire maintint dans l’obéilfance toutes lescôçes de l’océan, depuis la Rochelle jufqu’à Bor-deaux. *
Ce fuccès enhardit Charles. Non content d’avoir
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