de l’Ordre de S. L o tr i s. 137üe monde dans ce s deux fiéges qui durèrent un mois ■ —— —chacun. M. de Surville commandoit dans la Ville, Annce I7oÿ *& M. de Megrigny dans la Citadelle.
La bataille de Malplaquet fe donna entre Mons Ma[plaç[uec.& Bavai. Tout le monde fçait les circonftances les 11 Sept *plus remarquables de cette bataille , 011 la victoirefut plus fanglante pour les vainqueurs que pour lesvaincus, puifqu’on appelle vainqueurs ceux quirelient maîtres du champ de bataille.
L’armée des Alliés, commandée par le PrinceEugene & Milord Malborough, étoit compofée decent foixante-deux bataillons, trois cens efcadrons,
8 c traînoit à fa fuite cent vingt pièces de canon.
L’armée Françoife, commandée par les Maréchauxde Villars & de Boufïlers, étoit moins forte de qua-rante-deux bataillons, quarante efcadrons, & avoitquarante pièces de canon de moins.
La perte des ennemis, d’après les lettres origi-nales des Généraux, fut de près de trente-cinq millehommes. Les Alliés convinrent de plus de trentemille. Nous n’en perdîmes que dix mille tués, blef-fés , ou prifonniers. Rien ne peut mieux faire jugerde la valeur de nos troupes qu’un pareil malTacrequi depuis les guerres de Charles-Martel n’a pointeu d’exemple. AulîiM. de Villars écrivoit-ilauRoi,dans le ftyle que lui avoit donné fon caraétere : fi lebon Dieu , Sire, nous fait la grâce de perdre encore