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ne voulut jamais, contre l’avis de M. le Duc de•Vendôme, attaquer les ennemis. Jamais bataillene parut plus nécefTaire : même en la perdant, ilauroit fait lever le liège" de Lille. On n’a jamaisbien fçu la caufe de cette conduite. Il fe fit durantce fiége des coups de main Sc des actions de va-leur , dont nous aurons occafion de rendre compte.La défenfe que fit M. de Boufïlers durant quatremois lui valut la dignité de Pair de France. Lesfuites de la perte de cette Place , furent que leDuc de Bavière ne put pas continuer le fiége deBruxelles } que Gand retomba dans les mains desennemis j qu’ils fe trouvèrent en état de faire lefiége de Mons l’année fuivante, Sc que Louis XIVfut obligé, pout défendre fon propre Royaume, deretirer les fecours de troupes qu’il donnoit à fonpetit-fils.
Les deux villes de Sezane emportées fous lesyeux du Duc de Savoie , firent honneur au Ma-réchal de Villars Sc à fes troupes, mais ne répa-rèrent pas la perte que nous avions faite en Flan-dre j d’autant plus que le Duc de Savoye repritles forts de Feneftrelle , d’Exile Sc de la Peroufe.
La prife d’Alcoi par Mahoni, de Tortofe par leDuc d’Orléans 3 Sc d’Alicante par le Chevalierd’Asfeld , ne firent que rendre douteufes les affairesd’Efpagne.