ce l’Ordre de S. Louis. i $ $1 er les uns fur les autres. Cette campagne qui com-mença par quelques avantages qu’eurent nos trou-pes, toujours viétorieufes quand elles fe battirenta propos, finira par de grandes pertes. Nos fron-tières qui n’avoient point encore été infultées , fe-ront ouvertes â l’ennemi ; & nous aurons à com-battre pour la défenfe de nos foyers.
M. le Duc de Bourgogne s’empara de Gand, &le Comte de la Motte, de Bruges ôc de Plalfendal.On réfolut d’afiiéger Oudenarde : mais l’arméedes Alliés ayant patfé l’Efcaut, vint fe préfenter enbataille. Ce fut le 11 Juillet que fe donna cette ba-taille d’Oudenarde , où nous eûmes du défavan-tage. Notre armée marcha toute la nuit pour feretirer fous Gand j & ce fut dans cette marche quenous perdîmes le plus de monde. Cette victoireinfpira au Prince Eugene l’idée téméraire d’entre-prendre le fiége de Lille. Il y réuffit contre toutevraifemblance. Cette Ville fe défendit pendantquatre mois. Le Maréchal de Boufflers s’étoit en-fermé dans cette capitale de fon Gouvernement ;il pria le Roi de permettre que tous fes parens s’yenfermalfent avec lui, afin 3 ajouta-t-il 3 que nousvous rendions tous enfienble les humbles & fidelesfervices que nous devons à Votre Majefié. On nedevine pas pourquoi M. le Duc de Bourgogne, à la,tete d’une armée de quatre-vingt mille hommes,
I *
Année J704,
Gand, Brt^ges, Plaffen-dal.
j Juillet.
Oudenarde,ii Juillet.
Lille,
2j Oâobte^
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