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1 (1780)
Entstehung
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132
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_ï^i Histoîrë

A , traint de Te conformer à celles .des autres. M. leDuc de Bourgogne étoit fans doute un Prince ac-compli à bien des égards , mais létendue de feslumières ne fuppléoit point à fon inexpérience dansle métier de la guerre. Il auroir prendre plus deConfiance dans les talens dun Général, à qui quinzeannées de brillans fuccès avoient fait une fi granderéputation. Il aima mieux prêter loreille aux infi-nuations de certaines perlbnnes, on peu capablesde bon confeii, ou mal-intentionnées, ou peut-être prévenues contre M. de Vendôme. Il fuffifoitque ce Général confeillât de prendre un parti, pourquon en prît un autre. Les chofes allèrent au pointque le Duc de Vendôme prévoyant les confé-quences de cet efprit de contradiéiion, écrivit àLouis XIV pour fe mettre à couvert des reprochesquon auroit pu lui faire. Sire , lui dit-il, ma pré -fence eji inutile ici : mes confeils ne font jamaisfuivis. Cependant Votre Majeflé y eut que jy refie...,pour quon ne mimpute pas les malheurs qui nousmenacent , fai prié M. le Duc de Bourgogne devouloir bien infiruire Votre Majefié de tout ce qu'tfe feroit contre mon fentiment afin que fi je n aipoint la gloire des bon fuccès , je naie pas le blâmedes mauvais. M. le Duc de Bourgogne me la pro-mis. Ce Prince lui tint courageufement parole.

Nos malheurs vont fe précipiter , saccumu-

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