_ï^i Histoîrë
A , traint de Te conformer à celles .des autres. M. leDuc de Bourgogne étoit fans doute un Prince ac-compli à bien des égards , mais l’étendue de feslumières ne fuppléoit point à fon inexpérience dansle métier de la guerre. Il auroir dû prendre plus deConfiance dans les talens d’un Général, à qui quinzeannées de brillans fuccès avoient fait une fi granderéputation. Il aima mieux prêter l’oreille aux infi-nuations de certaines perlbnnes, on peu capablesde bon confeii, ou mal-intentionnées, ou peut-être prévenues contre M. de Vendôme. Il fuffifoitque ce Général confeillât de prendre un parti, pourqu’on en prît un autre. Les chofes allèrent au pointque le Duc de Vendôme prévoyant les confé-quences de cet efprit de contradiéiion, écrivit àLouis XIV pour fe mettre à couvert des reprochesqu’on auroit pu lui faire. Sire , lui dit-il, ma pré -fence eji inutile ici : mes confeils ne font jamaisfuivis. Cependant Votre Majeflé y eut que j’y refie...,pour qu’on ne m’impute pas les malheurs qui nousmenacent , fai prié M. le Duc de Bourgogne devouloir bien infiruire Votre Majefié de tout ce qu'tfe feroit contre mon fentiment afin que fi je n aipoint la gloire des bon fuccès , je naie pas le blâmedes mauvais. M. le Duc de Bourgogne me l’a pro-mis. Ce Prince lui tint courageufement parole.
Nos malheurs vont fe précipiter , s’accumu-
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