ï) e l’Ordre de S. Louis-. 69
Tracy ne le perfuada pas davantage. 11 fallut que ->—
le même Officier lui écrivît une troifieme lettre, Annee 1698c qu’il entendît lui-même les premiers coups tirésfur le Régiment de Bourbonnois, pour être con-vaincu que le Prince d’Orange arrivoit à lui. Sapréfence d’efprit, la promptitude de fon génie 8cl’intrépidité de fon courage réparèrent dans l’inf-tant ce premier défordre toujours inféparabled’une furprife. Le Général ennemi avoit pristout à fon aife fes poftes dans un lieu coupé dehaies près du village de Sthéenkerque. L’avantagede fa fituation lui procura d’abord quelque fuccès :mais la valeur de nos troupes, foutenue de la pré-fence de leur Général, & de celle des Princes duSang, qui fe mirent à leur tête, & les ramenèrentplufieurs fois à la charge, nous donnèrent la victoire.
Ce combat n’eut aucune fuite, & fembla n’avoireu pour objet que de faire verfer du fang de part8c d’autre. Ainfi les hommes ambitieux prodiguentIp fang par un vain defir de renommée. Une par-ticularité remarquable de cette journée , eft quenous y prîmes très-peu d’étendards aux ennemis.
La raifon en eft peut-être connue de peu de monde :c’eft que quinze jours avant le combat le Princed’Orange avoit dit qu’il ne vouloit pas que défor-mais il y eût plus d’un drapeau dans chaque ba-taillon , 8c cela dans la vue de tromper les Hol-
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