Histoire
. 1 - ' fin du fiege. Les Soldats fe piquèrent aufii de ga-
Aunée iCÿi. .. , ,
■ lanterie : ils accoururent au-devant de ces dames
pour aider leurs gens à porter les paquets, & pre-nant les petits enfans dans leurs bras, ils les por-tèrent à la fuite de leurs meres, fans commettreaucun défordre ni la moindre aétion contraire àl’humanité ou à la décence.
Stéenkerque. Le Prince d’Orange déconcerté d’avoir vu4 ’ prendre fous fes yeux une aufii forte Place que
Namur , fans avoir pu la fecourir, réfolut d’ef-facer fa honte. La bataille de Fleuras lui avoitappris qu’il n’étoit pas aifé de vaincre les Fran-çois en bataille rangée : le combat de Leufelui avoit montré combien leur Cavalerie étoitredoutable. Il effaya d’une affaire de pofte Infan-terie contre Infanterie. Un Efpion de M. deLuxenvbourg, qu’il avoit fait arrêter, lui donna le moyende furprendre ce Général, & d’engager le combatqu’il méditoit. Il força cet Efpion d’écrire à M. deLuxembourg que la colonne de Cavalerie qu’ilverroit paraître n’étoit qu’un détachement qui alloiten fourage. M. de Luxembourg, qui n’avoit jamais„ cté trompé par cet Efpion , ne douta pas de la
vérité de cette nouvelle, & ne fit nul compte dela colonne qui parut en effet, ni même aucuneattention à l’avis donné par M. de Tracy fur lamarche des ennemis. Un fécond avis de M. de
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