7<<s Histoire
— landois & fes Alliés , effrayés & honteux de UAnnceisji*. anJ .j t £ d'étendards & de drapeaux qu’on leuravoir pris dans les batailles qui avoient précédécelle-ci.
Italie. M. de Catinat commandoit l’armée d’Italie. Iln’avôit que feize mille hommes; ce qui l’empêchade faire aucune entreprife. Mais il prit fi bien fesportes en préfence du Duc de Savoie, que ce Princen’ofa jamais l’attaquer, ni exécuter le deffein qu’ilavoit fur Pignerol, Suze & Cafaî. La maniéré defaire la guerre de M. de Catinat reflemble affez
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à celle de M. de Turenne. Ils ne commandèrentjamais ni l’un ni l’autre de ces grandes armées quifont fouvent plus de fracas que d’effet : ils alloienttous les deux au folide, & préféraient la gloired’arriver à leur but fans combattre , à celle d’yparvenir par le gain d’une bataille. Ils eurent unautre trait de reffemblance encore plus frappant:c’eft leur extrême modeftie, qui, loin de terni rleur mérite, lui donne plus d’éclat. Quand on litles relations qu’ils envoyoient à la Cour après quelquebataille, on eft fur le point de demander s’ils yétoient à cette bataille, tant ils paroiffent s’oublierpour ne parler que des belles aétions des autres.
Embrun. Le Duc de Savoie n’ofant rien tenter devant:M. de Catinat, tourne du côté du Dauphiné ;prend Embrun, qui fe rend faute de munitions*