de l’Ordre de S. Louis, xxixpour ainfi dire forcé M. de Nereftan à lui en céderla grande maîcrife : & comme il traitoir tontesles affaires militairement, fans refpeét pour l’in-tention des fondateurs, il diftribua les Comman-denes de cet Ordre aux Officiers, qui, par debelles ou d’heureufes a étions avoient mérité lesbienfaits & les récompenfes du Souverain. Maiscette refïource n’exifta pas long-temps.
( i ) « Après la mort de ce Miniftre, Louis XIV« voulut porterfon attention fur ce qui a rapporta
(i) On a dit & écrit que M. de Vauban avoir eu la pre-mière idée de l’inftitution de l'Ordre de S. Louis. II eft pof-fible que Louis XIV ayant réfolu d’inftituer un Ordre pu-rement militaire, M. de Vauban ait penfé le premier à luidonner le nom d‘Ordre de S. Louis ; mais on ne peut pasdouter que l’idée de dédommager les Officiers, à qui l’onôtoit les Commanderies de l’Ordre de Saint-Lazare, parl’iiiftitutiorr d’un Ordre militaire qui auroit des Commande-ries, ne foit de M. d’Agueffeau. Un homme de qualité, lù-chant que je travaillois à l’Hiftoire de l’Ordre de S. Louis,a eu la bonté de me faire avertir qu’il m’indiqueroit des Mé-moires authentiques relatifs à l’objet dont je m’occupois. C’cftpar lui que je fuis parvenu à extraire d’un manufcrit de lamain de M. le Chancelier d’Agueffeau l’article diftingué pardes Guillemets. Ce manufcrit eft entre les mains de M. d’A-gueffeau fon fils. C’eft un plaifir pour moi dé publier cetteanecdote qui eft fi glorieufe pour M rs d’Agueffeau.
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