sxviij 'Histoire
établir cet Ordre, la politique feule auroit dû luien donner l’idée. La Nation, après trente ans de{accès, commençoit à fe décourager, fatiguée detant de guerres, qui, quoique heureufes, épuifoientTEtat d’hommes & d’argent. Il falîoit ranimer cetenthoufiafme pour la gloire qui avoir rendu nosarmes triomphantes tant de fois & entant de lieux.On imagina qu’un Ordre purement Militaire, & quideviendroit le prix de l’ancienneté des fervices &de la valeur, produiroit cet effet chez une Nationplus fenfible à l’honneur & aux lignes extérieursqui l’annoncent , qu’aux dons de la fortune. Onne fe trompa point. Ce nouvel objet d’émulationenflamma tout ce qu’il y avoir d’Oflïciers dansnos armées. On les vit prodiguer leur vie dansles combats pour mériter d’être marqués de ce fceaude la valeur.
Aufli les faits d’armes depuis l’inftitution de cetOrdre devinrent plus fréquens, les combats plusfanglans, & les victoires plus onéreufes pour nosennemis, parce que nos guerriers bravèrent les■ périls àvec plus d’audace.
M. de Louvois, paflionné pour la gloire du Roiôc le fuccès de fes armes , avoir depuis long-temps compris la nécelïité de foutenir le zele des, Officiers par de nouvelles récompenfes. L’Ordrede Saint-Lazare lui offrit des reffources. 11 avoir