De Machiavel. 181dificultés , & les opofitions qu’on C H. 20.leur fait. Audi, la Fortune,,™^ 11 ®lors qu’elle veut agrandir un Prin- v F e ° u r "‘& c-ce nouveau , qui a plus befoinde réputation, qu’un Prince hé-réditaire, elle-lui Illicite des en-nemis & des ligues , pour exer-cer fon courage, & l'on indu fl: rie,
6c , par céte échelle le faire mon-ter à un plus haut degré de puifllance 1 . A raifon de quoi plu-fieurs croient , qu’un Prince la-ge doit, par fineflé , le fufciterquelques ennemis, félon qu’il entrouve l’ocafion , pour en deve-nir
i. Comme elle fit à Tibère, dont la vie, a-vant qu’il parvint! à l’Empire, fut pleine de dan-gers Sc de traverfts. Cafitt prima ab infantia an-cipites .... Vbiàonmm AugufU privignut intro-tit , multit iimulis confliffatut eft , dùm Marcellut& Agrippa , moxCaiiu Luciufque Cafaret vigne-
re . Sed maxime in lubrico egit , accepta in
matrimonittm Julia , impudicitiam uxoris tolé-rant , mit déclinant. (Tac. Ann. 6 .) Et à Ca-raftacus, qmm multa ambigus ., multa profperaexttilerant , ut caterot Britannorum Imperatoretprxmineret. (Ann. 12.) &. à ce Capitaine Ro-main , qui devint intrépide à force d’avoir éprou-vé la bonneik la mauvaifefortune. Ceecina jeain-darum ambiguarumqne rerum fcient , eéqueinter-■riitts. (Ann, i.) U p J ■ C’elL