C H, 10.
iSo Le Prince
cft-ce qu’ils nourifloient desque-lles entre eux, pour ocuper, àce que je crois le loifir de leursSujets à raifonner de ces difé-rcnds, & leur ôter parla letemsde penfer à Te toulever. Ce quitourna depuis à leur dommage.Car après qu’ils eurent été dé-faits à Vaïla, une de ces factionsleva le mafque , & les dépouillade tout leur Etat. Je dis donc,que cére conduite montre lafoi-blefîe d’un Prince, & qu’un, quifera puiflant, ne foufrira ces di-vilions 1 , qui véritablement luifervent en tems de paix à amu-ferfes Sujets, mais aulll quinui-fent en tems de Guerre. Sansdoute , les Princes deviennentgrans, quand ils furmontent les
difi-
Notes.
i. TêmoinleRoideFrance, dit Machiavel("Difc. lib. 3. cap. 17. ) qui ne foufriroit jamais,^uepericmiiefediftétreclu parti du Roi, parce-•que cela iignificroit, qu’ily auroit un autre par-ti que celui du Roi* au lieu que le Roi ne veutipomt départis.
ï.Coaa-