De Machiavel, iffcompenfe\ Si bien que jVoiant c«. jp.d’un coté uhe J Fortune toute a-quife, Sc de l’autre feulementdu danger, il faut, ou que cefoit un ennemi irréconciliable du
Prince, ou un Ami Tout extraor-dinaire , pour vouloir bien tegarder le Secret 3 . Mais, pourtrancher court , je dis , que ducoté des Conjurés il n’y a quede l’incertitude , de la jaloufiç,& de la crainte d’être punis. Ce
qui
2. Tacite en dôme un be! exemple dans le if.livre de fes Annales, où il parle d’un VolufiusProculus , qui ala dénoncer à Néron , unefemme , qui le folicitoit de fè vanger duPrince, dont cllelavoit par lui même qu’il étoittrès-mécontent, pour avoir été mal récompen-le du Meurtre d’Agrippine. Is-mulieri , dumme-rita erga Neronem jua, &quàmin inritum ceci-diffent aperit , adjicitque qm-Jlas , & deftinatio-nnn vindiFLe fl facilitas oriretnr , Jpetn dédit pojfeimpoli. Ergo Epicbaris omniafeelera Princ’pis or-dit nr. Accingeretur modo , navaret operam & Kli-litum acerrimos dnceret in partes , ac digna pretia
exfpeBaret . Proculus , ea quœ audierat adNe-
renem detuht.
3. Il faut, qucl’afeélion du complice foit biengrande, li ledanger, oùils’expolé , neluipa-roit pas encore plus grand, dit Machiavel ( Difc.
lib. 3. c. 6.)
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4. Ta-
ou] Témoince VolufiusProculus quiétant mé-content den’avoir pasété récom-penféduMeurtred’Agrippine,témoignoitun grand de-fir de fe van-ger, & néan-moins aïsdénoncer àNéron laFemme, àqui il faifoitauparavantconfidencede tous lesSujets dereirenîi-ment, qu’ilavoit contrele Prince.