if-f 1 Le Princec ». ij. peut rendre odieux & méprilà-ble. Ce qui eft abfolument né-ceflàire , ainfi qu’il a été déjàdit amplement. Et l’un des meil-leurs remèdes, que le Prince aitcontre les Conjurations , c’eftde n’être ni haï, ni méprifé deion peuple. Car d’ordinaireceux, qui confpirent contre lui,croient, que le peuple fera bienaife de fa mort: au lieu que s’ilscroioient qu’il en dût être fâché,ils n’ofèroient jamais prendre u-neréfolution fidangereufe. Nousvoions , qu’il y a eu beaucoupde Conjurations, mais peu, quiaient eu une bonne ifliie. Carcelui, qui confpire , ne fauroicêtre feul : & s’il prend des Com-pagnons , ce font toujours desgens , qu’ il croit être Mécon-tens. Or d’abord que tu as dé-couvert ta penfée à un Mécon-tent , tu lui donnes de quoi fecontenter , je veux dire unmoien de tirer une groflè ré-
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