138 Le Prince«-»• v- ait peur de Ion Ombre , mais ildoit être lent à croire, &à le re-muer , Si mêler fi bien la pru-dence avec la douceur , que le«opdecon- trop de confiance ne l’empêcherende pas ' e P as de fe tenir fur les gardes , ninHe tropde e tro P de défiance d’être traita-défiance in- b!e. A ce propos, il eftqueftion
fuportable- 1 ^ • \ ,1 A
de lavoir , lequel vaut mieuxd’être aimé , ou d’être craint.Je répons , qu’il faudrait êtrel’un & l’autre, maisdautant quecela eft dificile, & que par con-fisquent il faut choifir, il eft plusfûr d’être craint. Car il eft vraide dire , que tous les hommesfont ingrats , inconflans, dilli-mulés, timides, intérelfés. Tan-dis que tu leur fais du bien , &que tu n’as pas beloin d’eux , ilst’ofrent leurs biens , leurs vies,& leurs enfans j & tout eft à toi:mais quand la Fortune te tournele dos, ils te le tournent au fil 3 .
Et
3 . Profperis Vittellii rebus certatun ad ûbfe-fj’iitmr, adverfrm ejusfertunam ex se-pio detreBa-
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