120 Le Princech. i4- à eux. C’cft donc une néceffitéau Prince de fe donner tout en-tier aux éxercices de la Guerre :Et il y doit même être plus alliduen tems de paix, que durant laGuerre ». Ce qu’il peut faire endeux maniérés. L’une, par lesactions , l’autre, par l’cfprit.Quant à la première, il doit,outre le foin de tenir les gensen haleine , s’éxercer ordinai-rement à la Chaflè , pour fefaire à la fatigue, & d’ailleurs,pour connoitre l’Aflîéte desLieux , la pente des Monta-gnes , les entrées & les ifsiiesdes Valées, la largeur des plai-nes , la Nature des Fleuves $edes Marais 5 . Cequilèrtà deux
choies.
j\ Comme fai foi t ce C affûts, GouverneurdcSirie, qui, quoique l’on fût en paix, nelaiffoit pas d’exercer fes Légions, 3 c de réta-blir l’ancienne Difcipline , avec autant defoin , que s’il eût etc en pleine guerre -Quan-tum fine bello dabetitr, revtcare prifeum mu-rem, encrcitare L'giones, cira, proviju, Per-iiide agere, ac fi hofiis inrrueret. (Ann. 12.)
< 5 . Ce'te connoifiance, (dit Machiavel au chap.39. defon 3. livre desDifcours)s’àqucrtmieux’ par