Ch. a.
4. L E P R. I N C Eforte que fi un Prince efl médio-crement habile , il fo maintien-dra toujours dans fon Etat, àmoins qu’il n’y ait une force ex-çefiive, qui l’en prive. Encorele recouvrera-t-il, quelque fortque foit l’Ufùrpateur. Témoinle Duc de Ferrare , qui n’a te-nu contre les Vénitiens en l’an1484. & contre le Pape Jules II.en if 10. que parce qu’il étoit
éta-
e(fe. Exuerit Magi/îrum , fatis amplis doftoribui-ïnJîruBus Majoribus fuis.- (Ann. 14.) Tacite dit,que Tibère, au commencement de fon regrie,fe faifoit une loi d'imiter en tout la.conduited’Augufte , Neque fas Tiberit infringere diftaejus. (Ann. 1.) qui omniafaBa , diBdque ejus,cjice legis obfervem. (Ann. 4.) & qu’iln’ofoitpas montrer fa févérité à un peuple, qu’Augufteavoit traité fi doucement. Vopnlmn per tôt annosmoïïiter habitum , nondum amiebat ad dnrioramertere. (Ann.-i.) Que Vononés fut mépriféScchaffé par lesParthes, parce qu’il tenoituneconduite toute contraire à celle de leurs autresRois. Accendebat dedignantes & ipfe, diverfusà Majortrm inftitutis. (Ann. 2.) Et qu’au con-traire Italus pHaifoit auxCherufces d’autant plusqu’aiant été élevé à Rome, il ne laiifoitpasdes’accommoder à leurs débauches, comme s’il eûttoujours été nouri parmi eux. Latus Germanisadventiss, atque ea mugis, quoi fapiits ’vinolentiam■fielibidines gratis barbarie nfurpr.nt. (Ann xi.)
3. Nous