De Machiavel. 3
Chapitre II.
Des Principautés Héréditaires.
1 E me pafferai de parler des Ré-J publiques, dont j’ai traité ail-leurs * amplement, Scjem’arê-ferai feulement à la Principauté.Je dis donc , qu’il eft bien plusfacile de conferver des Etats Hé-réditaires, que des E tats nouvel-lementconquis 1 . Parcequ’ilfo-fit de ne point outrepaffer l’or-dre établi par les Ancêtres 1 , &de s’a corn moder aux tems. En
forte
Notes.
1. Tacite dit, qu’un Empire aquis par la vio-lence ne le fauroit conferver par les voies de ladouceur & de la modeftie. NcnpojJè PrincipattmJcelere quafitmn fubita modeftia , &prifeagravi-tateretineri. (Hift. i.) Or la rigueur, qu’il fauttenir d’ordinaire pour conferver un Etat con-quis, cil fouvent cattfe qu’on le perd par la ré*voire des fujets, qui viennent à perdre la patien-ce. AtqueiUi 1 dit Tacite, uuamvis fervitio fueti,patievtiam abnmpunt. ( Ann. il. )
2. Cela revient à ce qu’on difoit à Néron ,
que n’étant plus enfant, mais en âge deregner,il ne lui faloit plus d’autre Maitre, ni d’autreGouverneur que l’éxemple de fesPrédécefl'eur 0 .Vmitain Pterems pneritiam , nbur inventé ad-
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