344 MiserérI.
Si les douleurs diminuent avant quele malade ait entièrement perdu fes for-ces, fi en même tems le pouls va mieux,fi les vomilfements font moins abon-dants , fi les matières paroiilent moinscorrompues, fi le malade fent quelquesremuements dans fon ventre, s’il rendquelques matières par les Telles, fi enmême tems il fe trouve plus fort, onpeut compter fur (a guérifon; mais fanscela il meurt bien vite. Souvent, uneheure avant la mort, les douleurs paroif-fent fe calmer, il furvient une évacua-tion prodigieulè par les felles, de ma-tières extrêmement fétides, le maladeprend des foibleflès, tombe dans unefueur froide, & meurt.
§. 320. C’eft cette maladie que lepeuple attribue à ce que les boyaux fontnoués , & dans laquelle on fait avaler desballes ou de groffes quantités de mercure.Ce nœud des inteftins efi une chimèreimpoffible; comment fe noueroient-ils,puifque l’une de leurs extrémités eftcontinue à I’eftomac, & l’autre indiflolu-blement liée à la peau des felles ? Maiscette maladie dépend d’un grand nom-bre de caufes qu’on a découvertes enouvrant les cadavres de ceux qui en fontmorts} fàge méthode extrêmement pro-pre à enrichir & à perfectionner la mé-