34® M I S E R É R ientièrement ; les malades rêvent ;il fur-vient prefque toujours un hoquet, &quelquefois des convulfions générales ;les extrémités fe refroidilfent, le poulsfeperd, les douleurs & les vomiflemensceflènt» & le malade meurt très-prom-tement.
§. 318. Comme cette maladie eft ac-compagnée du plus grand danger, l’ondoit, fans perdre un moment, commencerdes remedes dès qu’on foupqonne leniaUla plus petite faute eft mortelle, & l’on avu les liqueurs chaudes tuer au bout depeu d’heures. J’ai été appelle le fécondjour de la maladie pour une jeune per-fonne quiavoit pris beaucoup de théria-que ; rien ne put même la foulager ; ellemourut au commencement du troifiemejour.
§. 319. Le mal doit être traité précifé-ment comme les coliques inflammatoi-res , & la feule différence qu’il y a entreces deux maladies, c’eft que dans ce casil n’y a point de Telles, mais des vomif-femens continuels.
Il faut donc l°. faire une très-fortefaignée, à moins qu’on ne fût appelletrop tard, & quand le malade a déjàperdu fes forces.
2 °. Donner des lavements laxatifs,qu’on fait avec 4 une décoction d’orge &