E R- É- S I P ' E L L E S. 307cirer la bile croupiifante, qui elt ordinai-rement la caille première de ces .éréfi-pellôs violens. L’on eft- même quelque-fois obligé , fi le. mal eft long , le dégoûtopiniâtre, la bouche mauvaife, la languefàle , s’il n’y a que peu de fievre , & pointde crainte d’inflammation , de donner -les remedes émétiques N°. 34 ou 3^,qui, par les fecouifes qu’ils occafionnent,diflipent ces embarras mieux que les pur-gatifs.
Après ces évacuations, ordinairementle mal s’amende , mais il faut cependantquelquefois y revenir le lendemain, oule furlendemain , fur-tout fi le mal eft àla tète. Les purgatifs font le vrai rem,ede,de cette maladie quand elle occupe cette,partie ; en emportant la caufe du mal yils le diminuent, & ils en préviennent,les fuites fâcheufes.
Quand , après les évacuations , la fie-,vre continue à être très - forte, il fautdonner , toutes les deux heures , & mê-me plus fouvent , une cuillerée du re-mede N°. 10.
Il eft très utile, quand le mal eft à latète, de baigner fouvent les jambes dansl’eau tiede ; l’on doit même , s’il eft vio-lent, appliquer des finapifmes'à la plantedes pieds. J’ai vu ce remede attirer furles jambesau bout de quatre heures ,