3e6 ErÉ SI PELLES, .une faignée , mais dans cette maladie ,il ne faut jamais la faire aufli abondan-te que dans les maladies véritablementinflammatoires ; il vaut mieux , fuppofequ’on n’ait pas tiré allez de fang , eu,faire enfuite une fecqnde , même unetroilîeme, fi la fievre,eft .forte , commecela arrive très-fouvent ; elle eft mêmequelquefois d’une violence qui la rendextrêmement dangereufe, &; dans descas de cette efpece , la nature a quelque-fois fauve les malades en excitant deshémorrhagies de quatre ou cinq livres :& un Médecin éclairé & prudent peutprendre fur lui de l’imiter ; mais je n’ofe .pas donner ce confeil à la clafle des Mé-decins pour laquelle j’écris ; & il eft plusfur pour eux de multiplier les fatgnéesdans ce cas que d’en faire une tropforte. Ces fievres éréfipellateufes fontfouvent l’effet d’un long échauifement.
Après la faignée , on met au régime jon donne des lavements juTqu’à ce quela fievre ait diminué fenfiblement, &l’on fait boire abondamment de la tifaned’orge, N°. 3. .
Quand la fievre a un peu diminué, onpurge avec le remede N 9 . 23 , ou endonnant tous les matins quelques prifesde crème,..de .tartre. N°. 2-4.. La purga-tion eft abfolument néccflfaire pour éva-