Rhumes. 149
gueur, & la facilité à s’enrhumer eitune preuve de la facilité avec laquellela tranfpiration fe dérange , & le poul-mon s’engorge, ce qui eit toujours dan-gereux.
§. 125. L’on conviendra delà faulTetéde ces préjugés , en examinant la naturedes rhumes , qui ne font autre chofe queles maladies que je viens de décrire dansles trois derniers chapitres, mais dansun dégré fort léger.
Un rhume eft véritablement, prefquetoujours , une maladie inflammatoire,une légère inflammation du poulmon,ou de la gorge, ou d’une membrane quigarnit intérieurement les narines & l’in-térieur de quelques cavités qui fe trou-vent dans les os de la joue & du front,cavités qui toutes communiquent avecle nez, de façon que quand l’inflamma-tion a attaqué une partie de cette mem-brane , elle fe communique aifémentaux autres.
§. 126. Il eft prefque inutile de dé-crire les fymptômesdu rhume; il fuiïirade faire remarquer 1°. Que la princi-pale caufe des rhumes eft la même quecelle qui produit le plus ordinairementles maladies dont j’ai parlé; c’eft-à-dire,la tranfpiration arrêtée , & un fangun peu enflammé. 2 °. Que quand ces
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