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Tome Premier (1777)
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148
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148 Rhumes.

nier article peut être vrai, vu la mauvaifefaçon dont on les traite ; mais le prin-cipe eft faux. Les rhumes ont leurs re-medes tout comme les autres maux, &fe guéri lient avec plus ou moins de faci-lité, fui vaut quils font mieux ou moinsbien* conduits.

§. 124. Une troifieme erreur , ceftque non-feulement on ne les regarde pascomme dangereux , mais on les croit mê-me falutaires. Il vaut mieux fans douteavoir un rhume quune maladie plusfâcheufe ; mais il vaudroit beaucoupmieux nen avoir quune. Tout ce quonpeut raifonnablement dire , ceft quequand une tranfpiration arrêtée devientcaufe de maladie, il eft heureux queileproduiTe un rhume plutôt que quelquemaladie très-grave, comme arrive fou-vent; mais il feroit à préférer, que ni lacaufe, ni leffet, neuffent exifté. Un rhu-me prouve toujours un dérangementdans les fondions de notre corps, unecaufe de maladie ; il eft une maladie réel-le, qui, quand elle eft violente, porteune atteinte fenfible à toute la machine.Les rhumes affbibliflent confidérable-rnent la poitrine; & la fanté en eft tôt outard altérée. Les perfonnes fouvent en-rhumées ne font jamais robuftes, ellestombent fouvent dans des maux de lan-