Druckschrift 
Tome Premier (1777)
Entstehung
Seite
122
Einzelbild herunterladen
 

Ï22 Pleurésie.dans des cas de cette efpece qu’on a vuréuflîr quelquefois le faltranc à l’eau ,avec du miel & même de l’huile ; maisla boiifon que j’indique elt fort à pré-férer. Celui qu’on fait avec parties éga-les d’eau & de vin, & auquel on ajou-te beaucoup de thériaque, tuoit toutesles années plufieurs payfans ; heureufe-ment il fe décrédite.

§. 97. Dans les pleuréfies feches danslefquelles le point, la fievre, le mal detète font très forts, le pouls très-dur,très-plein, avec une féchereife prodigieu-fe de la peau & de la langue, il fautfaire les faignées très-près les unes desautres. Elles emportent fou vent la ma-ladie fans aucune autre évacuation.

§. 98. La pleuréfie fe termine, toutcomme l’inflammation plus profonde, parquelque évacuation, par un abcès, parlagangrené, ou par un endurciflement, & el-le laifle très-fréquemment des adhérences.

La gangrené fe manifelte quelquefoisdès le troifiemejour, fans avoir été pré-cédée par de grandes douleurs. Le ca-davre , dans ce cas, noircit fouvent beau-coup, fur-tout dans le voifinage du mal,& le peuple fuperltitieux attribue la ma-ladie à quelque caufe furnaturelle , ouen tire quelque préfage fâcheux pour lesreliants. Ce cas eft un effet tout natu-