Ii8 Pleurésie.nairement très - dur dans cette maladie;mais dans le cas fâcheux des §. 47 &90, il devient mou & petit. Il paroiti’ouvent, dès les commencemens, descrachats tels que dans l’inflammation depoitrine, d’autres fois il n’en vient pointdu tout; c’elt ce qu’011 appelle pleuréfieLèche qui n’ett pas rare. Quelquefoisle malade tonde peu ou point. Il le cou-che fou vent plus ailément fur le côtémalade que fur le fain. La marche dela maladie ett la meme que dans la ma-ladie précédente ; comment feroit-elledifferente , & les moyens de guérifonles mêmes. Il lurvient fouvent des fai-gnemens de nez très - confidérablcs , &qui foulagcnt beaucoup , mais il en fur-vient quelquefois l’une efpece de fang. corrompu, quand le malade ett très-mal,qui annonceur la mort.
§. 93. Cette maladie eft fréquemmentproduire par la boitlbn froide quand ona chaud ; & alors elle ett quelquefois lîviolente qu’on l’a vue tuer le maladeen trois heures. Un jeune homme mou-rut au pied de la fontaine même où ils’étoit défaltéré. 11 n’ett pas rare queles pleuréiies tuent en trois jours.
Le point difparoit quelquefois, & le ma-lade le plaint moins ; mais en même temsfon vifage change, & devient pâle & trif-