Pleurésie. 119te, Tes yeux fe troublent, le pouls s’affoi-blit; c’eft un tranfport de l’humeur au cer-veau; ce cas eft prefque toujours mortel.
Il n’y a point de maladie dans laquelleles fymptômes critiques foient plus vio-lens & plus marqués que dans celle - ci.Il eft bon d’en être hverd pour ne pastrop s’effrayer; la guérifpn furvient fou-vent au moment où l’on attendoit lamort.
§. 94. Cette maladie eft une des plusfréquentes & des plus meurtrières , tantpar elle-même dans tous les pays quepar le mauvais traitement dans noscampagnes. Le préjugé qui veut quetoutes les maladies fe guériffent par lesfueurs réglé tout le traitement de lapleuréfie, & dès qu’un malade a un pointon met en œuvre tous les remedes chauds.Cette funefte erreur tue plus de gensque la poudre à canon ; & elle eft d’au-tant plus fàcheufe que la maladie eftplus violente, & qu’ordiuairement il n’ya pas un moment à perdre ; tout dépenddes premières heures.
§. 9Ç. Le traitement eft précisémentle même, à tous égards , que celui dela péripneumonie; parce que, je le ré-pété, c’eft la même maladie ; ainfi lesSaignées, les boiffons émo'lientes & dé-1 ayantes, les vapeurs, les lavemens, la