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qu’une inflammation du poulmon , ac-compagnée d’une vive douleur.
§. 91. Je fais que quelquefois l’in-flammation du poulmon fe communiqueà cette membrane qui tapiflè intérieure-ment la poitrine , & qu’on appelle lapleure, & de-là aux mufcles ou chairsqui font fur les côtes; mais cela n’eft pasordinaire.
§. 92. Le printems eft la faifon quiproduit le plus de pleuréfies ; elles fontordinairement rares en été ; mais pen-dant l’année 1762 , il y en a eu pluficursdans le tems des plus grandes chaleurs,qui furent excelîives. Le mal commen-ce par un friflon ordinairement très-fort, fuivi de chaleur, de toux, d’op-prefïïon, quelquefois d’un fentiment dereflerrement dans toute la poitrine, demal de tète, de rougeur de joues, d’en-vie de vomir. Le point ne fe fait pastoujours fentir d’abord ; fouvent ce n’effcqu’après plufieurs heures , quelquefoisle fécond, & même le troifieme jour. Lemalade fent quelquefois deux points ;mais il eft rare qu’ils foient égalementfores , & le plus léger difparoit bien-tôt, d’autres fois le point change de pla..ce, ce qui eft un bien lî le premier fediilipc parfaitement, un mal s’ils fub-fiftent tous deux. Le pouls eft ordi-