116" Pleurésie.vent du côté droit. La douleur redou-ble quand on touffe, & quand on ins-pire , c’eft - à - dire , quand on tire l’air ,& la crainte de l’augmenter fait que quel-ques malades s’empêchant machinale-ment, autant qu’ils peuvent, de toutfer & de refpirer , empirent leur état,en arrêtant le fang dans le poulmon,qui bientôt en eil rempli ; l’inflamma-tion de ce vifcere devient générale, le-fang fe porte à la tête, le viiage de-vient livide, le malade fuffoque, & tom-be dans l’état décrit §. 47.
Quelquefois la douleur efE fi violen-te que fi la toux effc forte en mêmeÉ ms, & que les malades ne puiffentpas l’arrêter , ils prennent des convul-fions, comme'je l’ai vu plufieurs fois,mais prefque toujours chez des femmes ,qui font d’ailleurs beaucoup moins fujet-tes que les hommes à cette maladie, &à tous les maux inflammatoires. Je doisavertir ici, & cet avertiffement a égale-ment lieu pour toutes tes maladies in-flammatoires , que fi elles en font atta-quées dans le tems de leurs règles , celane doit ni empêcher les faignccs réité-rées, ni rien changer du tout au trai-tement.
L’on voit par là que la pleuréfie n’eft