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Tome Premier (1777)
Entstehung
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des Maladies. .39ment, fi , dès qu’ils font malades , ils fefaifuient porter dans leurs granges, dontl’air , beaucoup plus frais & plus pur quecelui de leurs maifons, feroit pour euxle meilleur des remedes.

§. io. Je mets , pour fixieme caufe,l’ivrognerie , qui ne produit pas des épi-démies, mais quitueen détail, dans touslestems, & par - tout. Les miférablesqui s’y livrent font fujets à de fréquen-tes inflammations de poitrine & pleuré-fies , qui fouvent les emportent à la fleurde l’âge ; s’ils réchapent quelquefois deces maladies violentes ils tombent ,longtems avant l’âge de la vieillelfe, danstoutes fies infirmités , & furtout dansl’aflhmej qui les conduit à l’hydropifiede poitrine. Leurs corps ufés par les ex-cès ne répondent point à l’a&ion des re-mèdes ; & les maladies de langueur , quidépendent de cette caufie, font prefiquetoujours incurables. Heureufement, lafiocieté ne perd rien, en perdant ces fu-jets qui la deshonorent, & dont l’ameabrutie eft en quelque façon morte long-tems avant leurs corps.

§. il. Les alimens font auffi fouventune caufe de maladie pour le peupler ce-,la arrive, i °. quand c les grains, mal mûrs,,ou mal recueillis; da_4s;.îes- étés fâcheux ,ont acquis une mauvaife qualité : heu-