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chambre. L’on fait qu’un air trop ren-fermé occafîonne les fievres malignes lesplus fâcheufes ; & le payfan ne refpirejamais chez lui qu’un air de cette efpece.Il y a de très petites chambres * qui ren-ferment jour & nuit le pere, la rnere’fept ou huit enfans & quelques animaux,qui ne s’ouvrent jamais pendant fix moisde l’année, & très-rarement pendant lesfix autres. J’ai trouvé l’air fi mauvaisdans plufieurs de ces chambres que jefuis perfuadé , que fi ceux qui les ha-bitent n’alloient pas fouvent au grandair , ils périroient tous en peu de tems.11 eft aifé de prévenir les maux quecette caufc produit , en ouvrant jour-nellement les fenêtres. Cette précau-tion fi fimple auroit les plus heureuxeffets.
S’il falloir choifir entre ces airs chauds& enfermés, ou l’air le plus froid, maisfec & toujours renouvellé, il n’y auroitpas à balancer, le dernier eft infinimentpréférable ; .j’ai vu fouvent de pauvrescompagnons très - gravement maladesdans des chambres hautes ouvertes detout côté, & où il geloit, fe guérir aifé-ment , pendant que ceux qui étoientmieux foignés dans des poêles chauds& fermés périffoient cruellement. Lespayfans malades fe.guérirpient plus aifé-