DES MALADIES. 37exhale continuellement des vapeurs cor-rompues , qui à la longue ne peuventque nuire & contribuer à produire desmaladies putrides. Ceux qui font ac-coutumés à cette odeur ne s’en apper-çoivent plus, mais la caufe n’en agitpas moins $ & ceux qui n’y font pasaccoutumés jugent de toute la force del’impreffion.
§ 8- 11 y a des villages dans lef-quels, apres que les courtines font en-levées , on conferve des mares dans lamême place. L’effet en eft encore plusdangereux ; parce que cette eau pour-rie , qui croupit pendant toutes leschaleurs, laiife exhaler fes vapeurs avecplus de facilité , & plus abondam-
ment que les courtines. Etant allé àPiilly le grand en 17^9 , à l’occafiond’une fievre putride épidémique qui yfaifoit des ravages, je fentois, en tra-verlant le village , l’infeétion de cesmares, &. je ne pus pas douter qu’ellesne fuilent la principale caufe de cettemaladie, & d’une femblable qui y avoitrégné cinq ans auparavant. Le villageeft d’ailleurs dans une expofition fai-ne. 11 feroit à fouhaiter qu’on prévintces accidens en renonçant aux mares.
§. 9. L’on peut joindre à cette caufele peu de foin que le payfan a d’aérer fai