Introduction. 23gicns répandus dans les campagnes ,& qui exercent la médecine dans leurvoilïnage , voudront bien le lire , en-treront dans les principes que j’y éta-blis , & en adopteront les confeils,
quoiqu’un peu différens , peut - être ,de ceux qu’ils ont fuivis jufqu’à pré-fcnt. Ils fentiront qu’on peut apretrdreà tout âge, & de tout le monde ; &ils ne fe feront pas de peine de réfor-mer quelques - unes de leurs idées ,dans une fcience qui proprement n’eflpas la leur, & à l’étude de laquelleils ne fe font jamais livrés , fur cellesd’un homme qui s’en efl; uniquementoccupé , & qui a eu pluüeurs fecoursqui leur manquent.
Les fagcs - femmes pourront auffi ren-dre leurs foins plus efficaces, dès qu’el-les voudront bien s’éclairer. Il feroit àfouhaiter que généralement elles le fuf-fent davantage fur l’art même qu’ellesexercent ; les exemples de malheurs ,qu’on auroit évités avec plus d’habileté ,font affez fréquens pour faire délirerqu’on put les prévenir; & cela ne feroitpas impoilible : rien ne l’ett, quandceux à qui la volonté appartient veu-lent fortement ; mais il faudrait qu’ilsfuffent inftruits du mal, qui ell très-preifant.