24 Introduction.
J’ai donné les recettes des remedesles plus (impies , & j’ai indiqué la fa-çon de les préparer avec alfez de dé-tail , pour efpérer que perfonne nefera embarrafle à cet égard. Mais qu’onne croie point que cette fi-mplicité nuità l’utilité , & qu’ils font moins effica-ces : je déclare que ce font les mêmesdont je me fers dans la ville pour lesmalades les plus opulens. Cette (impli-cite eft fondée en nature : le mélanged’un grand nombre de drogues eft ri-dicule. Si elles ont les mêmes vertus ,pourquoi les mêler? Il vaut bien mieuxfe borner à celle qui eft la plus effi-cace. Si elles ont des vertus différen-tes , l’effet de l’une détruit l’effet del’autre , & le rernede devient inutile.
Je n’ai donné aucun confeil dontl’exécution ne fut ai fée & très - pra-ticable. L’on trouvera cependant quequelques-uns font peu faits pour lagénéralité du peuple , & je' n’en ditconviens pas; mais je les ai mis, par-ce que je n’ai point perdu de vue lesperionnes qui , fans être peuple , vi-vent à la campagne, & qui ne peuventpas toujours fe procurer un médecin,aiiifi - tôt , aufïï fou vent , ou aufïïlongtems qu’elles le voudront.
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