d’Hist. Nat. et de Chimie. 481
qui en auront ufé, ont fans doute été caufe qu’onles a diftinguées des eaux communes. Les pre-miers favans qui ont réfléchi fur leurs proprié-tés, ne fe font guère attachés qu’à leurs qualitéslènfibles ; telles que la couleur,la pefanteur oula légéreté, l’odeur & la faveur. Pline avoir ce-pendant déjà diflingué un grand nombre d’eaux ,•foit par leurs propriétés phyfiques, foit par fu-tilité qu’on pouvoit en retirer. Mais ce n’eft quedans le dix-feptième fiècle qu’on a commencéà chercher les moyens de connoître les diffé-rais principes tenus en diflolution dans les eaux,en les traitant par les procédés que la chimieétoit feule capable de fournir. Boyle eft un despremiers qui, dans les belles expériences fur lescouleurs qu’il publia à Oxford en 1763 , lit con-noître plufieurs réaétifs capables d’indiquer, parles altérations de leurs couleurs, les fubftancesdiffoutes dans l’eau. L’Académie des Sciencesfentit dès fou inftitution combien l’analyfe deseaux étoit importante, & Duclos entreprit enl66j de faire l’examen de celles de la France.On trouve dans les anciens mémoires de cettecompagnie, les recherches de ce chimifle furcet objet. Boyle. s’occupa fpécialement des eauxminérales vers la fin du dix-feptième fiècle, &il donna un ouvrage fur cette matière, en168-f. Boulduc publia en 17 29 une méthodeTome III. H h