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Tome Troisieme (1786)
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ces fluides qui contiennent quelques minérauxen diffolution. Cependant, comme il ny a pasune eau , même parmi les plus pures que lanature nous préfente, qui ne foit imprégnée dequelques-unes de ces fubflances , on doit ref-treindre le nom deaux minérales à celles quitiennent affez de matières en diffolution pourproduire un effet fenfible fur léconomie ani-male , & pour être fufceptibles de guérir ou deprévenir les maladies auxquelles nos corps fontexpofées ( i ); cefl pour cela que le nom deauxmédicinales paroîtroit beaucoup mieux convenirà ces fluides, que celui fous lequel on les jon-noît communément , & que lufage ne permetpas de changer.

Les premières connoiffances que lon ait euesfur les eaux minérales, font dues au hafard,comme toutes celles dont lhomme jouit. Lesbons effets quelles auront produits chez ceux

( i ) On doit obterver que des eaux qui ne contiennentpoint de principes fènfibles à lanalyfè, peuvent cependantproduire des effets marqués fur léconomie animale ; ilfuffit pour cela quelles foient très-légères, très-vives,& que leur température foit au-defïus de celles des eauxcommunes. Cefl ainlî quagifTent les eaux de Plombières& de Luxeuil, qui ne diffèrent des eaux pures que pacleur chaleur.