ces fluides qui contiennent quelques minérauxen diffolution. Cependant, comme il n’y a pasune eau , même parmi les plus pures que lanature nous préfente, qui ne foit imprégnée dequelques-unes de ces fubflances , on doit ref-treindre le nom d’eaux minérales à celles quitiennent affez de matières en diffolution pourproduire un effet fenfible fur l’économie ani-male , & pour être fufceptibles de guérir ou deprévenir les maladies auxquelles nos corps fontexpofées ( i ); c’efl pour cela que le nom d’eauxmédicinales paroîtroit beaucoup mieux convenirà ces fluides, que celui fous lequel on les jon-noît communément , & que l’ufage ne permetpas de changer.
Les premières connoiffances que l’on ait euesfur les eaux minérales, font dues au hafard,comme toutes celles dont l’homme jouit. Lesbons effets qu’elles auront produits chez ceux
( i ) On doit obterver que des eaux qui ne contiennentpoint de principes fènfibles à l’analyfè, peuvent cependantproduire des effets marqués fur l’économie animale ; ilfuffit pour cela qu’elles foient très-légères, très-vives,& que leur température foit au-defïus de celles des eauxcommunes. C’efl ainlî qu’agifTent les eaux de Plombières& de Luxeuil, qui ne diffèrent des eaux pures que pacleur chaleur.