On voit très-bien ce qui fe pafle dans cetteexpérience, en chauffant ce bitume dans desvaiffeatix fermés & dans un appareil diftillatoire.On en obtient un phlegme alkalin , de l’alkalivolatil concret, une huile qui fe fonce en cou-leur, & devient plus pefan.te à mefure que ladiftiilation avance. Il paffe en même-tems unegrande quantité dé" fluide élaflique & inflam-mable , que l’on regarde comme une huile envapeurs ; mais qui eft une efpèce de gaz in-flammable particulier. Il relie dans la cornueune matière fcorifîée , charbonneufe, qui eftencore fufceptible de brûler; c’efl le coaks desnglois. Si l’on obferve avec foin l’adion dufeu fur le charbon de terre pur, on voit qu’iléprouve un ramolliflement évident , & qu’ilfemble paffer à une demi-fufion : or on con-çoit que cet état pouvant nuire à la fonte desmines, il eft effentiel de priver le charbon deterre de cette propriété. On y rénffit en lui en-levant le principe de ce ramolliflement, c’eft-à-dire , l’huile qu’il contient en grande abon-dance , & en le réduifant dans un état analo-gue à celui du charbon fait avec les végétaux.N’oublions pas de faire obferver que l’alkalivolatil fourni en affcz grande quantité par lecharbon de terre, favorife l’opinion que nousavons expofée fur fon origine animale; puifque,
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