h’Hist. Nat. et de Chimie. 467comme on le verra ailleursles corps qui ap-partiennent au règne animal donnent toujoursce fel dans leur diftillation. Cette analyfe eftfaite en grand dans plulîeurs parties de l’An-gleterre , & l’on recueille dans un appareildillillatoire particulier, les différons produitsdu charbon de terre ; l’huile eft employéecomme goudron , l’alkaîi volatil fert aux fabri-ques de fel ammoniac, & le rélidu eft un très-bon coaks. M. Faujas 4 e Saint-Fond a tranf-porté cet art utile en France, 8c les expérien-ces qu’il a faites au jardin du roi, ont très-bien réuiïi.
Le charbon de terre eft fingulièrement utiledans les pays où il n’y a pas de bois. On l’em-ploie comme matière combuflible, & fans qu’onpuiiïe craindre les dangers que quelques per*fonnes ont attribués à fort ufage. La vapeurfulfureufe que l’on a dit auffi qu’il répand dansfa combuftion ne doit pas être redoutée, puif-que l’analyfe la plus exaâe a prouvé à tousles chimiftes que lorfque le charbon de terreeft pur, il ne contient pas un atome de foufre.On voit, d’après cela, combien eft fauffe 8ctrompeufe la prétention de quelques hommespeu inftruits , qui annoncent des procédés pourdéfoufrer ce bitume. Une autre confidérationqui doit engager à tirer tout le parti poffible
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