b’Hist. Nat. et de Chimie. 4^plus lentement & difficilement, qu’il eft pluspefant & plus compade ; une fois embrafé , ilrépand une chaleur vive & durable , & il eftlong-tems en ignition avant d’être confumé.O11 peut même l’éteindre & Je faire fervir plu-fieurs fois de fuite à de nouvelles combuffions.Sa matière inflammable paroît trcs- denfe, &comme fixée par une autre fubflance non com-bullible qui en arrête la deftrudion. Il exhaleen brûlant une odeur forte particulière, maisqui n’eft nullement fulfi>»-eufe lorfque le char-bon de terre efl bien pur 8 c ne contient pasde pyrites. La combuflion de ce bitume pa-roît être fort analogue à celle des matières or-ganiques , en ce qu’elle efl fufceptible de s’ar-rêter & d’être partagée en deux tems. En effet,la partie combuflible huileufe la plus volatileque contient le charbon de terre, fe diffipe& s’enflamme par la première adion du feu ;& fi, lorfque tout ce principe eft diffipéonarrête la combuflion , le bitume ne retient quela portion la plus fixe & la moins inflamma-ble de fon huile réduite dans un véritable étatcharbonneux, & combinée avec une bafe ter-reufe. C’eft par un procédé de cette nature queles anglois préparent leur coaks , qui n’efl quedu charbon de terre privé de fa, partie hui-leufe fluide par l’adion du feu.
Tome III. G g