d 5 Hist. Nat. et de Chimie. 449acides concentrés, car l’expérience nous apprendque l’adion de ces acides l’auroit noirci & misdans un état charbonneux. Pline penfoit quele fuccin n’étoit autre chofe que la réfine dupain durcie par la fraîcheur de l’automne. M.Girtanner croit que c’eft une huile végétalerendue concrète par l’acide des fourmis. C’eftl’efpèce appelée formica rufa par Linneus, quile prépare fuivant cet auteur. Ces infeétes ha-bitent les anciennes forêts de fapins, où l’ontrouve le fuccin foffile, qui eft duétile commede la cire fondue & qui fe feche à l’air.
Le fuccin expofé au feu ne fe liquéfie qu’àune chaleur allez forte; il fe ramollit & fe bour-fouffle beaucoup. Lorfqu’on le chauffe avec lecontad de l’air , il s’enflamme 8c répand unefumée très-épaifle & trcs-odorante. Sa flammeeft jaunâtre, variée de vert 8c de bleu. Il laiffeaprès fa combuftion un charbon noir luifant, quidonne par l’incinération une terre brune én très-petite quantité. Bourdelin , dans fen mémoirefur le fuccin ( Acad, ijqz ) , n’a obtenu quedix-huit grains de cette terre, en brûlant deuxlivres de fuccin dans un têt. Une demi-livre dumême bitume, brûlé & calciné dans un creufet,lui a fourni dans une fécondé opération douzegrains de réfidu terfeux, d’où il a retiré du ferà l’aide du barreau aimanté;fome III.
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