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Si l’on diflille le fuccin dans une cornue & parun feu gradué, on obtient d’abord un phlegmequi fe colore en rouge, & qui elt manifefiementacide. Cet efprit acide retient l’odeur forte dufuccin; il pâlie enfuite un fel volatil acide quife criftallife en petites aiguilles blanches ou jau-nâtres dans le col de la cornue ; à ce fel fuc-cèdc une huile blanche & légère d’une odeurtrcs-vive. Cette huile prend peu-à-peu de lacouleur, à mefure que le feu devient plus fort,& elle finit par être brune, noirâtre, épailfe,vifqueufe, comme les huiles empyreumatiques*Il fe fublime pendant que ces deux huiles paf-fent, une certaine quantité de fel volatil de plusen plus coloré. Il relie dai\s la cornue, aprèscette opération , une malfe noire moulée fur lefond de ce vaiiïeau, caffante & femblable aubitume de Judée; George Agricola avoit déjàfait cette obfervation, il y a près de trois fiè-cles, fur le réfidu du fuccin diflillé. Si l’on con-duit l’opération par un feu doux & bien mé-nagé , & fi l’on opère fur une grande quantitéde fuccin, on peut obtenir féparément tous cesproduits en changeant de récipient. Ordinai-rement on les reçoit dans le même, & on lesreélifie enfuite à une châlejtr douce. L’efprit fedécolore en partie par cettercdification. L’huilequi ne devient noire fur la fin de l’opération,
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