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neuf, & il offri roi t certainement des réfultatsutiles.
Les Naturalilles fe font beaucoup plus oc-cupés de l’origine & de la formation des bitu-mes , que les chimiftes ne l’ont fait de leur ana-lyfe. Il y a eu plufieurs opinions fur cet objet.Les uns ont penfé que ces corps combufliblesappartiennent en propre au règne minéral, &qu’ils font aux minéraux ce que les huiles 8cles réfines font aux êtres organiques. Cetteanalogie, qui a quelque chofe de féduifantpour l’imagination, ne s’accorde pas avec lesfaits ; car on ne connoît rien dans le règneminéral qui ait le caraâère huileux. Audi l’opi-nion de ceux qui attribuent les bitumes à desfubllances végétales enfouies dans l’intérieur dela terre , & altérées par l’aâion des acides mi-néraux , a-t-elle eu beaucoup plus de partifansque la première. En effet, tout attelle que lesbitumes proviennent de matières organiques. Ilfe rencontre conflamment dans leur voifinagelin grand nombre de ces matières dont la for-me eft reconnoilïable ; d’ailleurs ils ont eux-mêmes les caraétères chimiques des fubflancesformées par la vie, 8c l’on efl parvenu à lesimiter jufqu’à un certain point, en combinantdes huiles avec l’acide vitriolique concentré.Nous verrons dans l’hifloire chimique des ma»