b’Hist. Nat. et de Chimie. 441
nn grand nombre d’années pour leur faire éprou-ver cette dernière altération.
L’eau dans laquelle on fait bouillir les bi-tumes ne les diflbut pas, mais elle fe chargede leur principe reéleur , & elle exhale l’odeurqui leur efl propre ; il femble donc que l’eaua plus d’affinité avec leur principe odorant quela matière huileufé du bitume , & peut-être,pourroitran ôter ainfi à ces corps toute leurodeur.
On n’a point eiïayé l’adion des matières fa-lino-terreufes fur les bitumes. Cependant lachaux paraît capable, ainfi que les alkalis purs,de s’unir avec ces matières combufiibles, &de former avec elles des compofés folublesdans l’eau, auxquels on donne le nom de fa-vons.
On ne connoît pas la manière dont les aci-des minéraux font fufceptibles d’agir fur les bi-tumes ; il efl vraifemblable qu’ils les diffou-droient ou les brûleraient fuivant leur état deconcentration , comme ils font à l’égard deshuiles.
On n’a pas plus examiné l’adion des felsneutres, du gaz inflammable, dufoufre & desmétaux fur les bitumes, & en général les pro-priétés chimiques de ces corps 11e font quetrès-peu connues. Ce travail efl entièrement
\