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Tome Troisieme (1786)
Entstehung
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440
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44 O E L é M Ê N s

qui réagiflent les uns fur les autres à mefiirequils fe volatilifent. Ceft une analogie que lesbitumes ont avec les fubflances végétales &animales. On en retire par la diflillation, uneeau ou flegme odorant plus ou moins coloré& falin, un fel acide fouvent concret, quel-quefois de lalkali volatil, & des huiles qui delégères quelles font dans le commencement,deviennent dautant plus épaiiïes & colorées,que la diflillation efl plus avancée & que lefeu efl: plus aétif. Il refle après cette analyfeun charbon plus ou moins volumineux, épais,léger, rare , brillant ou compaéle, fuivant lesdifférentes efpcces de bitumes. Cette analyfeindique que ces corps inflammables ont uneorigine végétale ou animale, comme nous ledirons avec plus de détail , lorfque nous au-yons fait lhifloire de leurs propriétés.

Les bitumes éprouvent quelques altérationsde la part de la lumière ; lorfquils font fluides,leur couleur fe fonce, & leur odeur fe modifiedans des vaiiïeaux tranfparens. Lair les épaiflîtpar lévaporation fucceflive de leur humidité,dont latmofphère fe charge dautant plus promp-tement , que lair efl plus fec. Leur principereéleur ou odorant fe diflîpe en même propor-tion, & ils paflent peu-à-peu de létat de flui-dité à la ténacité & à la folidité ; mais il faut