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qui réagiflent les uns fur les autres à mefiirequ’ils fe volatilifent. C’eft une analogie que lesbitumes ont avec les fubflances végétales &animales. On en retire par la diflillation, uneeau ou flegme odorant plus ou moins coloré& falin, un fel acide fouvent concret, quel-quefois de l’alkali volatil, & des huiles qui delégères qu’elles font dans le commencement,deviennent d’autant plus épaiiïes & colorées,que la diflillation efl plus avancée & que lefeu efl: plus aétif. Il refle après cette analyfeun charbon plus ou moins volumineux, épais,léger, rare , brillant ou compaéle, fuivant lesdifférentes efpcces de bitumes. Cette analyfeindique que ces corps inflammables ont uneorigine végétale ou animale, comme nous ledirons avec plus de détail , lorfque nous au-yons fait l’hifloire de leurs propriétés.
Les bitumes éprouvent quelques altérationsde la part de la lumière ; lorfqu’ils font fluides,leur couleur fe fonce, & leur odeur fe modifiedans des vaiiïeaux tranfparens. L’air les épaiflîtpar l’évaporation fucceflive de leur humidité,dont l’atmofphère fe charge d’autant plus promp-tement , que l’air efl plus fec. Leur principereéleur ou odorant fe diflîpe en même propor-tion, & ils paflent peu-à-peu de l’état de flui-dité à la ténacité & à la folidité ; mais il faut